Les Crinoïdes

Parmi les animaux surprenants des récifs coralliens, il y a les crinoïdes. Elles sont de la même famille que les étoiles de mer et les oursins, les Echinodermes. Elles sont d’origine très ancienne et comptent des centaines d’espèces.

Ils sont dotés de deux sortes de membres. Les membres inférieurs, les cirres, de petite taille, s’accrochent aux ramifications des gorgones et des coraux. Les membres supérieurs, les tentacules, beaucoup plus longs, servent pour se déplacer et filtrer le zooplancton dont ils se nourrissent. Ils permettent aussi à l’animal de nager de façon assez inefficace mais particulièrement élégante.

En générale, les bras sont par multiple de cinq (entre 10 et 30 pour la majorité), mais certaines espèces en possèdent une centaine. Chacun de ces bras est doté d’une série de minuscules ramifications latérales, les Pinules – issue d’une modification évolutive des pédicelles ambulatoires des oursins et étoiles de mer -, qui en font un outil filtreur d’une grande efficacité. Le plancton est attrapé puis passé de comatule en comatule jusqu’à la bouche, laquelle, contrairement aux oursins et étoiles de mer, est située sur la face dorsale de l’individu. Certaines espèces adoptent leurs coloris à ceux de leur hôte !

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Ces animaux nocturnes s’agrippent aux endroits exposés aux courants, pouvant ainsi exercer leur activité de filtration. Diverses espèces symbiotiques trouvent refuge dans les bras des crinoïdes, en particulier des crevettes, des galathées et de petits poissons du genre Discotrema. Nous reviendrons dans un autre article sur ces drôles d’individus.
Comme d’habitude, nous vous invitons à ne jamais les toucher : elles sont d’une grande fragilité.

Tioman Lovers vous rappelle la règle des 3 RIENS : sous l’eau, on ne laisse rien que des bulles, on ne touche à rien d’autre que son équipement, et on ne prend rien que des photos.

Le requin pointes noires de récif

Le nom scientifique du requin pointes noires est : Carcharhinus melanopterus. Il fait partie de la famille : Carcharhinidae. Sa taille est au maximum de 1,80 mètre. Son signe particulier : les pointes noires de ses nageoires dorsales et pectorales. Son habitat de prédilection : les zones peu profondes des récifs dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique.

Timide et capricieux, c’est un petit requin difficile à approcher. Vif, il se déplace dans les eaux peu profondes aux abords et sur les récifs coralliens. Il ne rechigne pas à pénétrer dans les estuaires des rivières et les eaux saumâtres.

Son régime alimentaire est varié : céphalopodes, crustacés, serpents de mer, petits oiseaux marins, poissons des récifs.

Vivipare, et ne se reproduisant que tous les 1 à 2 ans, le requin pointes noires a une gestation de 7 à 16 mois pour 2 à 5 jeunes. Les nouveaux nés et juvéniles vivent en groupes dans les eaux peu profondes des estuaires et zones inondables, des baies protégées ou des mangroves.

Ce requin est pêché pour sa viande, ses ailerons et son huile de foie, mais n’est pas considéré comme une espèce commercialement importante. L’espèce est malheureusement quasi menacée. La surpêche de ce requin et son rythme de reproduction lent a conduit à son déclin, voir à sa disparition, dans une grande partie de ses zones d’habitation.

Heureusement, à Tioman Island, il est protégé, et il n’est pas rare de les observer. Un site est particulièrement connu pour les observer : Renggis. Ce petit îlot, dans la baie de Tekek, est habité par une dizaine de ces magnifiques poissons.

A Pulau Renggis, Tioman, Malaisie

Tioman Island et les îles environnantes sont déclarées parc marin national depuis le milieu des années 80. Les activités et la pêche y sont contrôlés dans la limite des 2 nautiques (environ 3.8 kilomètres) des côtes. Grâce à cette initiative, la vie sous-marine se développe librement, et Tioman Island est l’un des rares endroits au monde ou le récif coralien se porte de mieux en mieux. Nous, Tiomanlovers, adhérons et participons à cette initiative.

Protégez les Coraux

Protéger les récifs, c’est l’affaire de tous.

Pour ce faire, il faut étudier l’étendue des dégâts, en mettant en évidence la cause des dommages à chaque endroit identifié. Des moyens de surveillance sérieux avec l’appui de décisions politiques locales et nationales doivent être mis en place pour y parvenir.

Cela implique des efforts d’éducation dès le plus jeune âge. Une réflexion réelle doit être faite avant tout investissement ou construction ainsi qu’une implication importante des communautés locales dans les décisions. Il faut aussi conserver des zones de pêche pour les locaux. Les bénéfices d’une telle politique, à moyen et long terme, doivent être mis en évidence.

Les structures (restaurants, hôtels, habitations) établies en bord de plage ou de rivière rejettent directement leurs eaux usées, chargées de détergents, qui finissent sur les récifs. Les ingrédients de ces cocktails chimiques sont extrêmement néfastes pour les coraux. Les lessives, savons et shampoings réveillent les virus endormis dans la structure même du corail. Les crèmes solaires sont elles aussi responsables d’une pollution importante des coraux. Il existe depuis des produits qui n’affectent pas les coraux. Ils sont faciles à trouver sur internet, comme, par exemple, la marque Mlle Agathe.

Enfin, trop d’ancres sont encore jetées sur les récifs, et comble de l’absurde,  par des bateaux de plongeurs venus pour observer la faune et la flore marine ! Aujourd’hui, de nombreux systèmes ne détruisant pas les fonds marins et permettant des mouillages sûrs et efficaces existent (comme les systèmes distribués par ABC DIVING). Ils s’adaptent à différents type de fonds qu’ils soient sablonneux ou rocheux.

Non, il n’y a pas que le réchauffement climatique qui tue les coraux. Nous pourrions aussi y ajouter les filets de pêches abandonnés, les plastiques, la pêche à la nasse, à la dynamite et au cyanure… Ces sujets ont été évoqués dans l’un de nos précédent article.

Éviter de nager et de rester de long moments au-dessus des coraux : plongeurs et nageurs sont concernés, il vaut mieux rester en périphérie du récif. Ne pas toucher, c’est évident, certes, mais surtout, ne pas marcher sur les récifs, que vous soyez palmés ou non ! Leur structure ne supporte pas notre poids et les polypes se retrouvent écrasés.

Si tous ensembles nous nous y mettons, nous pouvons freiner sérieusement la destruction globale de nos océans. Chaque action compte !

Récifs de corail cornes de cerf

Tioman Lovers invite ses plongeurs à respecter les règles suivantes : Sous l’eau, je ne laisse que des bulles, je ne prends que des photos, je ne touche que mon équipement. Je ne fume pas en mer et n’y jette rien. Je récolte les déchets trouvés.

Peut-on sauver les coraux ?

Si ce n’est par des catastrophes naturelles (tsunamis, tempêtes), les coraux sont principalement abimés par l’activité humaine : la pêche, les rejets chimiques et de dérivés du pétrole, les déchets, le tourisme et le réchauffement climatique.

Sans une participation générale, se lancer dans un projet de restauration ne rime à rien. Mais ensemble, tout est possible !

C’est avec les autorités et les acteurs de l’économie locale que tout doit commencer. Une fois ces soutiens obtenus, un bon projet doit prendre en compte les données de base tels que la température de l’eau, son PH, les courants. Trouve-t-on les matériaux de travail de base (calcite, aragonite, coraux cassés mais vivants etc…) pour pouvoir lancer une telle opération ! Si tous les critères sont réunis, la réhabilitation d’un récif a toutes les chances du succès.

C’est la mission que se sont donnés Tioman Lovers et Ocean Quest. Rejoignez-nous, devenez coral propagator ou soumettez nous votre projet.

Nous sommes présents au 22ème Salon de la Plongée, qui se tient Porte de Versailles à Paris, du 10 au 13 janvier 2020, sur le stand D14B.

Tioman Lovers invite ses plongeurs à respecter les règles suivantes : Sous l’eau, je ne laisse que des bulles, je ne prends que des photos, je ne touche que mon équipement. Je ne fume pas en mer et n’y jette rien. Je récolte les déchets trouvés.

Le Corail : un Animal Extraordinaire

Ils vivent seuls ou en colonies, construisent de véritables villes, avec des formes, des couleurs différentes. Il en existe à toutes les profondeurs de quelques centimètres à 7000 mètres ! On les classe en 4 grandes familles (Le Corallium ou coraux rouges – 25 espèces ; 1300 espèces de coraux durs – Paracorallium ; 235 espèces de coraux noirs – Antipatharia et les Hélioporas).

Individuellement, cet animal est un polype (famille dans laquelle nous trouvons aussi les pieuvres et les méduses !). Rond, leur bouche est entourée de tentacules dotés de cellules urticantes, les nématocystes. Ce sont des armes redoutables, à l’échelle planctonique !

Il y a les coraux durs – corail hermatypique, qui construisent un squelette, et les coraux mous – corail ahermatypique.

Quand on parle corail dur, on doit évoquer son principal associé ! Une algue : la zooxanthelle. Le polype et l’algue ont une relation symbiotique pour réaliser la photosynthèse avec la lumière du soleil. Le corail secrète, par une couche de peau (Calicoblaste) le carbonate de calcium qui constitue son squelette, l’aragonite. L’aragonite se compose de carbonate de calcium, de strontium et de magnésium. L’orifice dans lequel vit le polype s’appelle le Septe. La forme et la dentelure du Septe varie en fonction des espèces.

Les 200 espèces de coraux mous n’ont pas de zooxanthelle. Ce sont les coraux les mieux adaptés et répartis, puisqu’on en trouve même dans les eaux froides des pôles, loin de la lumière du soleil et à des profondeurs importantes.

Tioman Lovers invite ses plongeurs à respecter les règles suivantes : Sous l’eau, je ne laisse que des bulles, je ne prends que des photos, je ne touche que mon équipement. Je ne fume pas en mer et n’y jette rien. Je récolte les déchets trouvés.